Au Burundi

Au Burundi, nos activités sont concentrées sur l’enseignement professionnel (métiers) pour les jeunes et les coopératives d’entraide pour le développement communautaire pour l’ensemble de la population vivant dans des zones rurales. Pour la réussite de ces projets, nous articulons sur trois aspects  :

Le Changement de mentalité, l’autonomie, et le développement.

En ce qui concerne le Changement de mentalité, nous faisons d’abord un travail de sensibilisation dans les villages pour que la population adhère et contribue aux projets de développement et qu’elle arrête de penser que tout viendra de l’extérieur. Nous voulons que la population s’approprie les projets de l’ODIP, qu’elle prenne des initiatives et fasse des propositions sur la priorités des projets selon leurs besoins. En s’appropriant les projets, la population assure aussi la sécurité des infrastructures et les retombés des projets pour le développement du village.

Aussi, dans un pays où le principal employeur est l’État et où le nombre des postes est limité, il faut amener les jeunes à comprendre que les études professionnelles représentent une avenue intéressante pour obtenir ou se créer un emploi.

Par ailleurs, l’ODIP veut promouvoir le travail autonome et l’entreprenariat. Grâce à l’enseignement professionnel, les jeunes pourront dépendre d’eux-mêmes en vivant de ce qu’ils auront appris. En pratiquant l’agriculture, l’élevage, la pêche ou d’autres métiers de manière moderne et efficace, ils seront en mesure de diminuer le taux de chômage qui est encore trop élevé pour le moment

En ce qui concerne le développement, l’ODIP veut améliorer les conditions de vie de la population dans les villages en rentabilisant au maximum leurs terres agricoles. Elle vise aussi à implanter des coopératives d’entraide pour le développement communautaire (CEDEC) qui offriront les services de proximité. Grâce au fonctionnement de l’école professionnelle, ces coopératives joueront un rôle important dans la conservation des denrées alimentaires non périssables et dans la transformation des produits venant des activités agropastorales afin de prévenir la disette. De cette manière, il sera également possible de maîtriser la flambée des prix. Si la vie dans les villages s’améliore, il sera possible de stopper l’exode rural en créant des emplois en milieu rural et des points d’approvisionnement des centres urbains.

Au Burundi, l’ODIP veut également contribuer à une réduction sensible des distances à parcourir pour s’approvisionner en biens et services de première nécessité. L’objectif est d’implanter un moulin à grain, une unité de production et de transformation à moins de 10 km des routes principales et d’autres voies de communications comme le lac Tanganyika

Après le dur labeur de chaque jour dans les champs souvent éloignés de leurs domiciles, les femmes du village de Gisarwa et des environs font plus de 10 km, paniers sur la tête, souvent l’enfant au dos, pour aller au moulin afin d’avoir de la farine pour le souper familial. Nous voulons les secourir en leur offrant un service de proximité.

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Selon les habitants de ce village, le moulin est de première nécessité dans leur cheminement vers l’autonomie. En effet, en abrégeant le temps nécessaire pour aller faire moudre leur produit, ils pourront investir ce temps ailleurs. De plus, ce moulin sera donné sous forme de prêt aux petits commerçants du village regroupés en coopérative. En le rentabilisant, petit à petit, ODIP espère récupérer le montant qu’elle aura utilisé pour l’installer afin d’investir dans d’autres villages.